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Vidéos : la journée des chaires 2017 de l’ILB

La journée annuelle des chaires de l’Institut Louis Bachelier s’est déroulée le 20 octobre dernier, au Palais Brongniart, à Paris.

Cette édition, intitulée « Innover et appliquer pour le long terme », a été l’occasion de présenter les travaux scientifiques de cinq chercheurs évoluant dans des disciplines différentes autour d’une thématique commune : le long terme.

Les évolutions de la mortalité

L’allongement de l’espérance de vie dans la population constitue une problématique importante pour les assureurs et les fonds de pension. Ces derniers doivent, en effet, gérer le risque de longévité pour établir leurs provisions.

Ce problème crucial pour les praticiens est étudié au sein de la chaire « Risques Financiers », dont Nicole El Karoui est l’une des responsables scientifiques.

Pour la mathématicienne de renom, la compréhension des changements à l’œuvre dans la dynamique démographique nécessite une modélisation robuste pour réduire les erreurs.

Retrouvez les slides de sa présentation ici et la vidéo de son intervention ci-dessous  :

 

Matières premières : les relations entre les marchés physiques et dérivés

Depuis les années 2000, les marchés des matières premières se sont largement financiarisés, avec l’apparition de nombreux investisseurs sur cette classe d’actifs pour diversifier leurs portefeuilles. Dans le même temps, les échanges électroniques sont devenus majoritaires sur ces marchés.

Avec ces évolutions, l’influence des marchés dérivés sur les marchés physiques des matières premières est devenue une question centrale.

Pour y répondre, Delphine Lautier, co-responsable scientifique du programme de recherche « Modélisation de l’intégration des marchés des oléagineux », a développé et présenté une modélisation en deux dimensions que vous pouvez retrouver ici, ainsi que dans la vidéo ci-dessous :

 

L’irrégularité de la volatilité sur les marchés financiers

Depuis la crise financière de 2008, la volatilité des marchés est très irrégulière, ce qui affecte les allocations d’actifs des investisseurs.

Certes, des modèles en mathématiques financières existent pour prendre en compte la volatilité, mais ils ne reflètent pas son irrégularité, qui a fortement augmenté ces dernières années.

Pour y remédier, Mathieu Rosembaum, professeur de mathématiques à l’école polytechnique et chercheur associé à la chaire « Marché en mutation », a effectué une extension du modèle de Heston, qui est le plus couramment utilisé sur les marchés financiers.

Découvrez les détails de ces travaux en cliquant ici et dans la vidéo ci-dessous :

 

L’évaluation des produits dérivés de longévité

Avec l’orientation massive des marchés financiers sur le court terme, les produits financiers de long terme sont très peu liquides. Cette situation complexifie massivement l’évaluation des produits dérivés de longévité dont la maturité oscille entre 30 et 50 ans.

Or, les modèles traditionnels de mathématiques financières ne peuvent pas s’appliquer à ces produits d’horizon lointain. Ainsi, la prise en compte du long terme s’effectue par l’application d’un taux d’actualisation (discount rate) dans les modèles mathématiques.

Caroline Hillairet, enseignante-chercheuse à l’Ensae, a étendu la règle de Ramsey pour modéliser les produits financiers de long terme.

Retrouvez les détails de sa présentation ici, ainsi que la vidéo de son intervention ci-dessous :

 

L’impact de l’électronisation sur l’optimisation du trading

L’essor des transactions électroniques, par le biais d’algorithmes, au cours des dernières années provoque des comportements moutonniers sur les marchés financiers.

Ce phénomène est amené à prendre davantage d’ampleur, notamment sur la poche des obligations, avec l’entrée en vigueur de la directive Mifid 2, en janvier 2018. Les régulateurs favorisent, en effet, les transactions électroniques, car elles sont plus traçables et transparents.

Dans ce contexte, les gestionnaires d’actifs font face à un problème pour optimiser leur trading, car leurs décisions d’achat ou de vente font grimper ou descendre le prix des actifs.

Pour modéliser cette situation particulière, la théorie des jeux à champs moyens est pertinente, comme le montre les travaux de Charles-Albert Lehalle, chercheur au sein de Capital Fund Management que vous pouvez retrouver ici et dans la vidéo ci-dessous :