Par Stéphanie MAZZA, Professeure des Universités en Neuropsychologie, Laboratoire HESPER, CRNL

Selon l’enquête menée par l’institut national du sommeil et de la vigilance, plus d’un français sur trois présenterait des problèmes de sommeil. Le manque de sommeil pourrait être une nouvelle épidémie mondiale, touchant 33 à 45% des adultes selon une étude Australienne. Le manque de sommeil n’est pas uniquement le résultat de maladies du sommeil. Nos mauvaises habitudes, le manque de considération actuel concernant le sommeil et l’utilisation des écrans en soirée sont les sources principales de la réduction chronique de notre temps de sommeil.

Les conséquences sont lourdes et concernent même les plus jeunes : augmentation du risque de diabète de type 2, réduction du volume de matière grise cérébrale, sensibilité plus grande aux infections, altération des capacités cognitives, augmentation du risque de dépression… La réduction du volume de nos nuits altère aussi bien la santé que les capacités de travail. Les travailleurs insomniaques présenteraient deux fois plus d’absentéisme que les bons dormeurs. Les conséquences économiques du manque de sommeil se chiffreraient à plus de 100 milliards d’euros par an pour un pays comme la France*. Compte tenu de l’évolution négative des habitudes de sommeil, la facture devrait encore s’accroitre.
Comment endiguer cette épidémie ? La restauration d’une bonne hygiène de sommeil peut se faire par des mesures de prévention et d’éducation simples. Et pourtant, le mot sommeil n’a jamais été utilisé dans l’énoncé des 25 mesures-phares de la politique de prévention 2018.

*D. Hillman et al. The economic cost of inadequate sleep, SleepJ, 2018

 

Inscription gratuite & obligatoire : http://chaire-prevent-horizon.fr/events/seminaire-petit-dejeuner-dormir-plus-pour-gagner-plus/

 

Lieu

Actuaris 13-15 Bd de la Madeleine, Paris, 75001 France