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La recherche peut améliorer le marché du travail français

La France compte un taux de chômage plus élevé que la moyenne des pays de l'OCDE

Alors que le taux de chômage reste élevé en France, en touchant 9,6% de la population active, des chercheurs de la chaire Sécurisation des Parcours Professionnels ont présenté leurs travaux, au cours d’une matinale, qui s’est déroulée le 13 juin, dans les locaux de l’Institut Louis Bachelier

Malgré la légère baisse de la courbe du chômage observée ces derniers mois et l’amélioration des perspectives à venir, le marché du travail français reste structurellement convalescent.

De fait, depuis les trente glorieuses, la France n’a jamais retrouvé un niveau de plein emploi, contrairement à d’autres pays de l’OCDE (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas).

Par ailleurs, certaines catégories – les jeunes et les seniors – ont de grandes difficultés pour s’insérer ou retrouver un emploi sur le marché du travail. 

Évaluer l’efficacité des mesures

Dans ce contexte de morosité, la recherche scientifique permet d’évaluer les politiques mises en place et de proposer des recommandations concrètes pour alimenter le débat public et inverser la situation française.

Ainsi par exemple, pour limiter la forte segmentation du marché du travail français entre les CDI et les CDD, des taxes sur les contrats courts ont été instaurées en 2013. Ces dernières ont vocation à favoriser les embauches de longue durée.

Néanmoins, selon une étude co-écrite par Pierre Cahuc, la taxation des CDD est inefficace pour réduire l’instabilité de l’emploi. 

Les jeunes décrocheurs ont besoin d’une formation certifiante

Pour les jeunes décrocheurs scolaires – qui se retrouvent ni étudiant, ni en emploi, ni en formation – des politiques d’emplois subventionnés par l’État ont été largement utilisées pour les aider à s’insérer sur le marché du travail.

Toutefois, ces mesures coûteuses ne peuvent marcher que si ces emplois sont assortis d’une formation certifiante pour les jeunes qui en bénéficient, d’après une étude, co-écrite par Andreea Minea

Prospecter les besoins des entreprises

En dépit du chômage élevé, de nombreux postes ne sont pas pourvus dans les entreprises, les estimations oscillant entre 150 000 et 600 000! Par ailleurs, les recrutements incombent des coûts élevés pour les employeurs.

Pour aider les entreprises à recruter des profils adéquats, Pôle Emploi a mis en place un service de prospection spécifique, en 2015.

Ce programme a été évalué par Bruno Crépon et ses co-auteurs dans une étude randomisée. D’après cette dernière, la prospection des besoins des entreprises améliore la fluidité du marché du travail, tout en augmentant les embauches. 

Retrouvez les diapositives des interventions des trois chercheurs dans les liens ci-dessous :

Présentation de Pierre Cahuc

Présentation d’Andreea Minea

Présentation de Bruno Crépon