Publié le 29 mai 2017 à Berlin, le rapport de la Commission de haut niveau sur les prix du carbone, coprésidée par les deux économistes Joseph Stiglitz et Nicholas Stern, vise à encourager l’élaboration de politiques climatiques et d’instruments de tarification du carbone dans le monde entier. Cette Commission a été constituée en 2016, lors de la COP22, à Marrakech par la Coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone (CPLC) et est soutenue par le Groupe de la Banque mondiale et le gouvernement français – via le ministère de la Transition écologique et solidaire et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Elle comprend 13 économistes de premier plan, venant de neuf pays, développés et en développement, parmi lesquels Gaël Giraud, chef économiste de l’AFD.

Pour atteindre de manière efficace les objectifs climatiques de la communauté internationale tout en encourageant la croissance économique, il est impératif que les pays fixent un prix du carbone, avec l’objectif d’atteindre entre 40 et 80 dollars par tonne de CO2 en 2020, puis entre 50 et 100 dollars en 2030. Telle est la principale conclusion de la Commission de haut niveau sur les prix du carbone.

La Commission a constaté qu’une tarification explicite du carbone, via une taxe carbone ou un système de quotas d’émissions, était un moyen efficace pour encourager une croissance verte et équitable. Le rapport souligne également que cette tarification explicite du carbone peut être utilement complétée par la prise en compte d’une valeur socio-économique dans les décisions prises par le secteur public (valeur tutélaire) ou le secteur privé (un prix interne du carbone).

Cet évènement vise à examiner et discuter des implications pour les décideurs en France, aussi bien dans l’action publique que dans la communauté des entreprises.

  1. Quelles sont les principales conclusions de cette Commission ?
  2. Comment favoriser l’émergence de ces signaux de tarification du carbone dans les décisions des acteurs publics, financiers et industriels ?
  3. Quels sont les différents canaux par lesquels ces valeurs pourront modifier nos arbitrages en faveur d’une transition vers un modèle économique bas-carbone ?
  4. Quelles seraient les prochaines étapes de l’agenda de l’action pour la tarification du carbone ?
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Lieu

Agence Française de Développement 5 rue Roland Barthes, Paris, 75012 France